Ségolène Royal et François Bayrou sont plus isolés que jamais. Ambiance...
Henri Emmanuelli, ancien premier secrétaire, lance un appel pour « créer un grand parti progressiste », réunissant les antilibéraux et les réformistes de gauche en refusant toute alliance avec ce qu'il qualifie toujours d'« une partie de la droite ».
Benoît Hamon, secrétaire national du PS, abonde en son sens et précise que cette majorité « exclut par nature la droite, quel que soit son visage, et l'UDF en est un. ».
Comme il fallait s'y attendre, le représentant de la gauche du Parti Socialiste, Laurent Fabius, ancien Premier ministre, est également un farouche adversaire d'une alliance au centre. Plus inattendu, par contre, la position de François Hollande, premier secrétaire actuel du PS et compagnon de Ségolène Royal, qui a « catégoriquement exclu toute négociation » avec François Bayrou.
Pour compléter le tableau, les jospinistes, parmi lesquels Daniel Vaillant, Harlem Désir et Jean Glavany, refusent eux également tout rapprochement avec l'UDF.
François Bayrou voit jour après jour son espace politique se restreindre, un grand nombre de députés de l'UDF appelant à voter pour Nicolas Sarkozy.